Course à pied, trail, vélo, fitness, padel, CrossFit : les Français sont de plus en plus nombreux à pratiquer un sport régulièrement. Avec l’entraînement viennent les jambes lourdes, les courbatures et les tensions dans le dos ou les épaules. Les instituts et spas proposent alors des massages sportifs et des massages deep tissue, plus appuyés que les massages relaxants. Comment fonctionnent-ils ? Quand les faire ? Et où s’arrête le bien-être pour laisser place au kiné ? Voici notre guide.
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Le massage sportif : un massage adapté à l’effort
Le massage sportif est un massage dynamique, qui s’adapte au sport pratiqué et au moment de la saison. Il associe généralement :
- des effleurages pour préparer les tissus ;
- des pétrissages et des frictions sur les muscles sollicités ;
- des pressions ciblées ;
- parfois des étirements passifs.
On distingue souvent trois moments :
| Moment | Objectif | Style de massage |
|---|---|---|
| Avant l’effort (quelques heures à quelques jours avant) | Préparer le corps, se sentir prêt | Court, tonique, sans pression excessive |
| Après l’effort (le jour même ou le lendemain) | Favoriser la détente et la sensation de récupération | Doux à modéré, jamais trop appuyé juste après une compétition |
| Entretien (en période d’entraînement) | Relâcher les tensions accumulées | Plus profond, ciblé sur les zones sollicitées |
Juste après un effort intense (marathon, trail long), les muscles sont fatigués et parfois micro-lésés : un massage doux est préférable à un massage profond. Le massage plus appuyé se fait plutôt quelques jours après.
Le deep tissue : le massage des tensions profondes
Le deep tissue (massage des tissus profonds) est un massage lent et appuyé, qui vise les couches musculaires profondes. La praticienne utilise ses doigts, ses pouces, ses avant-bras et ses coudes, avec une pression progressive.
- Sensation : intense, parfois inconfortable sur certaines zones, mais jamais réellement douloureuse.
- Idéal pour : les personnes qui ont des tensions chroniques (épaules, nuque, lombaires) liées au sport, au stress ou au travail sur écran.
- À savoir : une sensation de courbature peut apparaître le lendemain.
La règle d’or : la pression doit rester supportable. Un massage qui vous fait retenir votre respiration ou vous crisper est trop fort. Dites-le immédiatement.
Les bienfaits que l’on peut attendre
Les sportifs qui se font masser décrivent :
- une sensation de jambes plus légères et de muscles détendus ;
- une diminution ressentie des courbatures ;
- une meilleure conscience des zones tendues ;
- un moment de récupération mentale, souvent sous-estimé.
Les études scientifiques suggèrent surtout un effet sur la perception de la fatigue et des courbatures, et sur la détente. En revanche, le massage ne remplace ni un bon sommeil, ni une hydratation et une alimentation adaptées, ni une progression raisonnable de l’entraînement. Les recommandations officielles sur l’activité physique sont disponibles sur mangerbouger.fr.
Massage sportif en institut ou kiné du sport ?
C’est la question essentielle :
- En institut, le massage sportif est un massage de bien-être : récupération, détente, préparation. Il est idéal pour l’entretien régulier, sans blessure.
- Chez le masseur-kinésithérapeute, le massage s’inscrit dans un soin : blessure, tendinite, entorse, douleur persistante, rééducation. Le kiné pose un bilan et adapte le traitement. Les séances sont remboursées sur prescription.
Consultez un médecin ou un kiné, et pas un institut, en cas de :
- douleur vive ou brutale pendant l’effort ;
- douleur qui persiste plusieurs jours ;
- gonflement, hématome important ;
- douleur articulaire ;
- sensation de « claquage » ou de déchirure.
Pour bien comprendre cette distinction, lisez notre article massage bien-être ou kinésithérapeute. Vous pouvez vérifier l’inscription d’un kiné sur le site de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes.
Les contre-indications
Le massage sportif et le deep tissue, plus appuyés, sont déconseillés ou doivent être adaptés :
- en cas de blessure récente (déchirure, entorse, fracture) ;
- en cas de traitement anticoagulant (risque d’hématome) ;
- en cas d’ostéoporose ;
- en cas de varices ou d’antécédent de phlébite sur les jambes ;
- en cas de fièvre ou d’infection ;
- pendant la grossesse (préférez un massage prénatal).
La liste complète est dans notre article sur les contre-indications au massage.
Préparer sa séance
- Précisez votre sport, votre volume d’entraînement et la date de votre prochaine compétition.
- Indiquez vos zones de tension (mollets, cuisses, lombaires, épaules).
- Hydratez-vous avant et après.
- Évitez une séance intense d’entraînement juste après un deep tissue.
- Ne testez pas un massage profond la veille d’une compétition importante : vous ne savez pas comment votre corps réagira.
À quelle fréquence ?
Il n’existe pas de règle universelle. Beaucoup de sportifs amateurs réservent un massage une fois par mois, ou à l’occasion des temps forts de leur saison (avant ou après une course). Les sportifs plus engagés peuvent en faire plus souvent, en alternant avec des étirements et des automassages (rouleau de massage, balle).
Et pour les hommes ?
Les hommes sont nombreux à choisir le massage sportif ou le deep tissue. Notre article quel massage choisir pour un homme compare les options. Pour une vue d’ensemble des techniques, consultez notre guide des différents types de massage. Et si vous préférez une approche plus douce, découvrez le massage aux pierres chaudes, très apprécié pour la détente musculaire.
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